Quelles sont les tendances fortes en fusions et acquisitions en 2018 ?

Les opérations de fusions-acquisitions restent très dynamiques après une année 2017 record. Les entreprises souhaitent continuer à profiter de la croissance solide et des conditions de financement toujours attractives à taux bas. Nombreuses sont celles qui disposent d’excès de liquidité mais ont épuisé leur potentiel de croissance interne. Plutôt que placer leur trésorerie à taux nul voir négatif sur le marché monétaire, elles s’orientent vers des investissements en fonds propres plus risqués.

Le marché des actions est par conséquent cher en haut de cycle. Les entreprises ne peuvent plus y réaliser d’achats opportunistes mais doivent miser sur des investissements stratégiques à long terme préservant leur compétitivité. Les enjeux technologiques sont de plus en plus critiques. Ils exigent des investissements lourds et risqués, exposés au changement rapide des technologies et des comportements et éliminant souvent les entreprises qui n’ont pas déjà atteint une taille critique sur des marchés internationaux.

Les principales tendances lourdes de la croissance externe sont portées par :

  1. Les nouveaux modes de consommation et besoins orientés par les « Millenials » : ils sont « digital natives » mais aussi de plus en plus sensibles à la santé et l’environnement. Ils entraînent les secteurs du numérique comme la réalité augmentée et virtuelle, l’analyse de bases de données, le cloud computing et le big data. Ils favorisent les modes de consommation multicanaux avec une dominante numérique. Ils influencent les activités bénéfiques à la santé, le bien-être et l’environnement comme le sport, l’alimentation saine et bio, les produits de soin et services naturels,  la flexibilité des conditions de travail et de mobilité.
  1. La mobilité dans les villes saturées par des transports trop polluants : elle privilégie le développement de parcs partagés de véhicules électriques.
  1. La rénovation des infrastructures urbaines dans les vieux pays développés ou son développement dans les pays encore émergents : elle est indispensable pour dynamiser l’économie des états ou des régions mais implique à court terme d’augmenter encore plus les dettes publiques.
  1. La nécessité d’investir toujours plus dans la transformation digitale, les plate-formes et les objets connectés au risque d’être exclu des écosystèmes virtuels qui s’installent.

Dans ce contexte, l’entreprise doit être de plus en plus rapide dans la mise en œuvre de sa politique de croissance externe : elle doit oser, être en veille permanente, identifier les paramètres de valorisation clé, se protéger habilement contre les risques de l’acquisition et se doter d’un savoir faire pour intégrer harmonieusement les activités et les ressources humaines.

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Marie-Hélène KOEBELE
Associée M&A chez UNIVERVE
Professeur à l’ESCP EUROPE
Intervenante EFE sur les formations Capital investissementMaîtriser le processus des fusions-acquisitions, et Cycle certifiant – Responsable des fusions-acquisitions

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