Se digitaliser pour améliorer sa performance – Quels bénéfices pour le BFR ?

Nul besoin de dire que la révolution digitale en marche modifie profondément le fonctionnement des entreprises dans bien des domaines.

La gestion du BFR n’est évidemment pas absente de cette profonde transformation. Par essence basée sur un volume de données très important (flux clients, livraisons, mouvements de stocks, facturation etc.…) la gestion du BFR est aujourd’hui facilitée par l’utilisation des nouveaux outils digitaux qui permettent de gagner à la fois en rapidité/efficacité, en précision et qualité de l’information.

De nombreuses avancées ont impacté ces 15 dernières années les processus liés au BFR. On peut ainsi évoquer tous les aspects de dématérialisation de facture qu’elle soit Clients ou Fournisseurs ou encore des outils permettant la saisie et le lettrage automatique des encaissements clients. Ces « innovations », bien qu’anciennes, continuent d’apporter d’évidents bénéfices dans la gestion des processus BFR. Les outils d’assistance à la gestion des créances clients ont dans cette période connu un fort développement avec des processus toujours plus automatisés et des stratégies toujours plus fines.

Si la digitalisation ou « l’automatisation » des processus BFR n’est donc pas une affaire récente, il ne fait guère de doute que nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère.

Le développement de nouveaux outils, qu’il s’agisse de BI, de Data Lake ou d’outils dédiés permet d’imaginer de nouvelles frontières. La capacité des outils à gérer une quantité de Data sans cesse plus importante va impacter la relation clients/fournisseurs. C’est déjà le cas dans de nombreuses industries où l’on assiste à une complète refonte de la Supply-Chain notamment avec des approches comme le DDMRP qui permet une intégration forte des fournisseurs stratégiques dans le schéma de production de leurs clients. Ces approches sont largement facilitées par la puissance d’outils permettant une meilleure communication et une meilleure réactivité avec des impacts BFR significatifs à la clé.

En offrant des capacités d’analyse et de compréhension beaucoup plus fines des comportements des tiers de l’entreprise (clients ou fournisseurs) et une identification pointue de leurs comportements, ces nouveaux outils participent à une refonte complète des relations notamment avec l’émergence de logique de parcours ou expérience clients beaucoup plus globale. En cassant l’approche silotée qui existait jusqu’alors, les nouveaux outils permettent aux analyses BFR de ne plus être basées que sur des données financières (ce qui reste aujourd’hui le cas dans la majorité des entreprises) mais sur un spectre de données beaucoup plus large qu’elles soient internes ou externes.

Pour la gestion du BFR Clients par exemple, au-delà des analyses réalisées sur la solvabilité du client, sur son comportement de paiement, il est évident que la mise en place par exemple d’un Data Lake va permettre de croiser ces données financières avec:

  • des données opérationnelles: (le client est-il consommateur de SAV/Maintenance au-delà du raisonnable ? Le taux de retour sur ce client est-il anormal, le client est-il mono produit dans ma gamme ? etc…)
  • et des données externes (difficile ici de donner des exemples tant le spectre de données potentielles est infini..) et ainsi enrichir l’analyse.

L’entreprise va ainsi pouvoir mettre en œuvre une expérience clients beaucoup plus globale en adaptant ses stratégies et en améliorant la prédictibilité de son business (que ce soit un défaut de paiement client avec la détection de signaux faibles avant-coureur, des pertes de volume sur certains produits permettant d’éviter les sur-stocks, d’anticiper l’éventuelle défaillance d’un fournisseurs, de travailler sur le churn clients en intégrant de nombreux paramètres etc…).

Si les opportunités sont importantes et alléchantes, il est important de préciser que la mise en place de tels outils ou ce niveau de raffinement dans la gestion du BFR sont réservés à des entreprises matures sur le BFR. Malgré la qualité des outils, il n’existe aucune « magie noire » qui permette de faire l’économie d’un travail de fond dans l’entreprise pour que la culture Cash soit diffusée et comprise par l’ensemble des départements dans l’entreprise. Il est primordial que la mise en place de tels outils s’intègre dans un plan global d’amélioration de la performance (Cash mais pas que) avec un accompagnement indispensable sur la conduite du changement auprès de l’ensemble des acteurs de l’entreprise.

∗∗∗∗∗

 

Frédéric PIOLTI
Associé
JUNE PARTNERS

Pour en savoir plus:

EFE vous donne l’opportunité de rencontrer Frédéric PIOLTI qui interviendra sur le thème suivant: « Se digitaliser pour améliorer l’expérience client/fournisseur » le 16 octobre 2018. Il répondra notamment aux questions ci-après :

♦ Comment utiliser les nouveaux SI pour mieux connaître ses clients et les tendances du marché ?

♦ Optimisation du BFR : comment diminuer vos risques d’impayés clients et éviter des retards de paiement fournisseurs ?

Découvrez ici le programme et nos experts de la conférence sur la « Transformation digitale de la fonction finance »

Laisser un commentaire